mardi 31 décembre 2019

J'ai longtemps cru être une fille heureuse, parfois habitée par le chagrin ; c'était faux. Je suis une grande mélancolique irradiée de lumière. Ma force tient dans cette joie dingue, cette fougue puissante, cette capacité à la vie et l'amour. Le savoir, désormais, remet les choses à leur juste place et m'offre de belles clefs de compréhension pour un avenir plus serein. 

Deux ou trois choses qui me traversent avant d'entamer l'année nouvelle :

Voilà douze ans aujourd'hui que j'ai rencontré Vé. Je me sens pleine de gratitude pour cet homme, pour l'amour que nous nous portons, pour la façon délicieuse que nous avons de réinventer notre famille, pour cette relation singulière, unique, sublime.

Je suis tombée profondément amoureuse de la Normandie. Face à la Manche, mon corps se redresse et la tension s'envole. Le nez dans le vent, les yeux fermés, je me centre instantanément. Ici, je guéris de moi-même.

J'aime quelqu'un avec lequel je comprends qu'il n'y a pas d'absolu. Il m'offre un ancrage nouveau, inattendu. Je ne sais guère quoi faire de tout ça, de cette histoire, de cette tendresse, de la façon dont je me fonds dans ses bras, de ce bonheur alors que nous sommes si différents, presque opposés.

J'ai envie de m'offrir quelque chose de l'ordre du ralentissement. De la douceur. Du calme. Une joie latente et lente. J'ai envie de trouver les outils nécessaires à la sérénité. J'ai envie de m'ôter toute pression, toute injonction, toute douleur. J'ai envie de me donner le droit d'aller bien.


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