mardi 25 mars 2014

ici ou là, tu sais, ça ne change rien

Moonshine Blues by Bob Dylan on Grooveshark

Aujourd'hui, il pleuvait à verse dans le soleil et j'ai sangloté le long du mur de la cuisine. J'ai pleuré mes amis éparpillés aux quatre coins du monde (et peut-être plus), j'ai pleuré une vie d'étudiante dans le Paris de mes vingt ans, et puis aussi les mains de T. sur mon corps impatient dans la chambre jaune de mon premier amour, j'ai pleuré une vie de libertés dont je ne savais jouir et la conscience aigüe, désormais, d'un temps à soi si précieux - quand je n'en ai plus guère. J'aurais voulu que Clowie soit assise auprès de moi et qu'il y ait du thé brûlant à partager.
Les larmes s'accrochaient à mes ciels avant de rouler sur les joues rougies et de tomber en faisant floc-et-floc sur mes mains ouvertes. Mes épaules tressaillaient sans que je puisse endiguer le flot alors j'ai laissé place au chagrin, jusqu'à n'avoir plus de souffle. Quand enfin mon corps a eu cessé de trembler, j'ai ouvert la fenêtre pour faire entrer le vent et il y avait, très loin et un peu caché par un grand immeuble blanc, un arc-en-ciel.

Vous savez ?, j'aime ce tryptique de mes vingt ans, le doute et le rire mêlés.

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