dimanche 6 janvier 2013

à la folie dont tu es la raison

A toi by Joe Dassin on Grooveshark

A la vie,  à l'amour,
A nos nuits, à nos jours, 
A l'éternel retour de la chance

A la vie qui est cyclique ; au ciel qui est si souvent bleu ; à ces arbres dans lesquels j'accroche ma line ; à la garrigue de mon enfance ; à la roche chauffée par le soleil ; à ces rires, soudains et heureux ; à ces ventres pleins, et ronds ; aux enfants qui courent dans l'insouciance de leur âge ; aux grappes de raisin ; aux jeux de carte sur le coin de la table ; au café qui ronronne sur la vieille gazinière ; aux maisons de famille ; à la transmission ; aux tatouages qu'on réfléchit si longtemps ; aux tatouages qu'on exécute sur une pulsion ; aux amoureux ; aux mots tendres, qu'ils soient artificiels ou pas ; aux villas toscanes ; aux mots de Camus ; à Titou et Vivien qui parlent géopolitique ; à mes frères qui nous miment les films qu'ils ont vu ensemble ; à la complicité qu'on partage, tous les cinq ; à mes soeurs si farouchement indépendantes ; à mes amis qui savent mettre du piquant dans le quotidien ; à nos doutes ; à nos chimères, celles auxquelles on s'accroche, parfois dans un espoir insensé ; aux petites roulées ; aux pelouses sur lesquelles on pose de grandes nappes blanches, et aux paniers d'osier ; à la musique, celle qu'on fait et qu'on partage ; aux livres, qu'on lit en silence, en secret ou à voix haute ; à Emma Thompson si rayonnante dans l'adaptation que Kenneth Brannagh a faite de Much Ado About Nothing, et puis aussi, à ces films que l'on connaît sur le bout des doigts ; aux garçons maladroits qui nous révèlent des secrets la nuit dans les bars ; à ceux qui nous embrassent et à leur barbe qui rape un peu sur la joue ; aux sourires dont on ne se défait pas ; aux premières amours, aux suivantes, aux amours, aux amours qui durent toujours ; aux regards que l'on s'échange ; aux rencontres que l'on fait ; aux débuts tendres des relations ; aux premiers mots, aux premiers pas de nos enfants, à toutes ces découvertes qui embuent nos yeux et font trembler nos mains ; aux enfants des amis ; à la cuisine que l'on aime à faire tous ensemble ; à Mélodie qui dit La cuisine, chez nous c'est les garçons et ce chez nous qui veut tout dire ; à ce que l'on se dit, à ce que l'on ne se dit pas, à ce que l'on devine, aux mains sur les épaules aux petits matins douloureux ; aux deuils ; aux morts ; à la fougasse ; à ton rire ; à tes yeux qui brillent ; aux petites phrases assassines ; aux compliments à demi-mots ; aux compliments francs ; à la complicité ; à la mixité ; à cet espace de parole ; à cet homme tellement abîmé par la vie, qui ne croit plus et qui m'insulte sur la foi de mon apparence, et à sa stupeur alors que je réponds J'entends ce que tu me dis, aux mandarines juteuses de huit heures du matin lorsqu'on n'a pas dormi ; à ce refus des conventions ; à nos combats ; à cette vie comme une lutte, une lutte joyeuse mais ininterrompue ; à nos poings levés, à ce monde que l'on changera ; à ces réunions militantes ; à ces siestes à l'ombre des persiennes closes, et qui font jouer les rayons légers d'un soleil d'été ; à ces heures à parler ; à ces espoirs ; aux copines de fous-rires, aux copines qui gardent les bébés ; aux copines qui disent ma douce, ma tendre, ma biche, ma jolie... ; au sourire de Max ces jours-ci ; aux vacances que l'on passera ici ou ailleurs, mais ensemble ; aux engueulades auxquelles on n'échappera pas, douloureuses et heureuses aussi ; à cette liste qui n'est pas exhaustive et qui va continuer et qui va continuer et qui va continuer (chez toi, chez eux, chez nous, chez moi, partout) à eux, à toi, qui va et vient, à la famille, celle qui nous est donnée et celle que l'on choisit, tu sais, la Tribu, T.R.I.B.U et à mon coeur qui poumpoumpoum en songeant à tout ce bonheur encore à vivre ; A la vie,  à l'amour, A nos nuits, à nos jours, A l'éternel retour de la chance