samedi 5 mai 2012

And you'll ask yourself

Where Is My Mind by Maxence Cyrin on Grooveshark

Sécher nos matinées respectives et s'offrir un surcroît de sommeil ; se réveiller des heures plus tard, et à la radio, le timbre si particulier de Nina Simone et son accent merveilleux ; laisser nos peaux tièdes se trouver, parcourir la route de son odeur, le pointillé de ses grains de beauté, embrasser ses pleins et ses creux, et ses lèvres humides derrière mon oreille, là sur la nuque, qui suivent le tracé de mon tatouage ; pincer la peau un peu grasse sur ses côtes, ses fesses charnues, mordiller son épaule ronde ; le retrouver, lui, tout entier, tel que je l'aime, tel que je l'ai toujours aimé et le reconnaître ; caresses tendres d'un bonjour matinal et fip, en arrière-plan, qui rythme nos corps.

Et puis...
Et puis.

When I find myself in times of trouble

Trois notes, une phrase ;
Son corps qui se cambre, ses mains qui tremblent, je le sens lointain, soudain, perdu dans la douleur, dans les souvenirs que lui évoquent cet air terriblement familier ; son corps s'enfonce sur le mien comme s'il cherchait à disparaître en moi, mes mains cherchent cherchent cherchent le contact, trouvent sa nuque, son dos, ses joues d'amour, mon corps enserre le sien, l'entoure, le protège, l'aime intensément.
J'embrasse le sel de ses larmes,
Je repense à cette autre fois... cette même chanson.

Les mêmes gestes, les mêmes souvenirs, la même émotion crue, violente.
Et les mots murmurés à son oreille

"Être ému c'est être vivant, c'est vibrer, c'est important."

La chanson se termine, son corps s'apaise, sa bouche parsème mon visage de minuscules baisers, nos mains se trouvent et nos corps, comme pour se rappeler que l'émotion c'est la vie, reprennent leur danse un instant abandonnée.